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Créer sa micro-entreprise en 2021 : ce qu’il faut savoir

Les règles changent souvent et on peut vite se sentir perdu au moment de créer son entreprise : que faut-il absolument savoir pour créer ta micro-entreprise en 2021 au niveau administratif ? Coût, date de création, seuils, ACRE, droit à la formation... Bienvenue dans le monde de l'entrepreneuriat. Un article et podcast de J'aime la paperasse / Suis ton flow #entrepreneuriat #microentreprise

 

Créer sa micro-entreprise, c’est entrer dans le monde de l’entrepreneuriat. Un monde très différent du salariat où la polyvalence est de mise quand on se lance, pour assurer à la fois son cœur de métier, la gestion de son entreprise et le développement de son activité. Tout un programme !

Du côté administratif, c’est souvent la découverte et la pêche aux informations, pour savoir comment créer ta micro-entreprise, où aller, ce que tu auras à payer, que faire si ta démarche n’aboutit pas, vers quel interlocuteur te tourner en fonction de ton besoin, etc.

Cet article est là pour te donner un tour d’horizon de ce qu’il faut savoir pour créer ta micro-entreprise en 2021. Tu trouveras à la fin de l’article le lien pour télécharger gratuitement la check-list pour créer ta micro-entreprise, et si tu veux aller plus loin, la formation Objectif Micro-entreprise pour que l’administratif devienne clair et (plus) simple.

 

Tu préfères la version audio ? Le podcast Suis ton flow est disponible sur cette page et sur toutes les plateformes d’écoute.

 

 

L’immatriculation, (presque) toujours gratuite

 

Bien que certaines plateformes te proposent de payer généralement une 50aine d’euros pour procéder à la création juridique de ton entreprise, tu dois savoir que dans le cas d’une micro-entreprise, cette formalité est 100 % gratuite. Même quand tu as une activité commerciale et/ou artisanale, et que tu dois être inscrit(e) au registre du commerce et/ou au répertoire des métiers.

 

Il y a tout de même quelques exceptions, certes marginales, mais bonnes à savoir :

  • L’activité d’agent commercial (environ 25€)
  • L’inscription papier ou directement auprès de la CMA ou de la CCI (service d’assistance)

Les chambres de métiers et de l’artisanat ou les chambres de commerce et d’industrie proposent des services d’accompagnement aux formalités. Ils font la création avec toi, vérifient la conformité des pièces, que le dossier est complet, etc.

Il s’agit d’une véritable de prestation, qui est donc payante. Le tarif est variable selon le département, mais à titre indicatif il faut compter entre 40 et 100 €.

Attention ! Si on réalise des démarches de création ou modification de son entreprise au format papier au lieu de les faire en ligne, on peut avoir la surprise de recevoir une demande de paiement pour traiter la formalité.

 

C’est l’occasion de rappeler les sites officiels pour créer une micro-entreprise :

Petite remarque :

Le statut d’auto-entrepreneur n’existe plus, car il a été remplacé par celui de « micro-entreprise » ou « micro-entrepreneur ». On retrouve toutefois les deux termes dans le langage courant, pour désigner la même forme d’entreprise.

 

 

 

Les seuils de la micro-entreprise en 2021

 

Un statut aussi souple et généralement avantageux comporte forcément des limites. Elles s’expriment en chiffre d’affaires hors taxes et par année civile.

Voici les principaux chiffres à connaître :

  • Plafond de la micro-entreprise : 72 600 € en prestations de services, ou 176 200 € en ventes
  • Plafond de la franchise de TVA : 34 400 € en prestations de services, ou 85 800 € en ventes

Dans la pratique, il y a un certain nombre de règles autour du franchissement des seuils.

 

Pour le plafond de la micro-entreprise par exemple, il y a une tolérance : on a l’obligation de quitter le statut seulement après 2 années consécutives de dépassement.

De même pour la TVA, il existe une marge de tolérance, et en fonction du chiffre d’affaires réalisé, le passage à la TVA peut être immédiat (au-delà de 36 500 € en prestations de services ou 94 300 € en ventes) ou seulement après 2 années de dépassement.

 

Il existe aussi une règle pour adapter le plafond annuel en fonction de la date de création de ton entreprise. Le plus souvent, il faut considérer que le plafond est valable pour une année civile complète, et il faut donc calculer un prorata si tu crées ta micro-entreprise en cours d’année.

Quoi qu’il en soit, connaître ces seuils te permet de t’alerter quand tu t’en rapproches pour anticiper les démarches à réaliser, car il peut s’agir de grands changements, notamment quand tu dois quitter le statut de micro-entreprise !

 

 

L’ACRE en 2021 pour les auto-entrepreneurs

 

L’ACRE – aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise – a connu beaucoup évolué ces dernières années, avec un grand changement en 2019 puis un revirement en 2020.

Pour 2021, on reste à la même situation que l’an dernier. En pratique, cela signifie que l’ACRE est attribuée automatiquement à tous les créateurs d’entreprise… sauf en micro-entreprise.

 

Pour les autoentrepreneurs, il faut remplir un des critères d’attribution. Voici la liste des personnes pouvant bénéficier de l’ACRE en micro-entreprise en 2021 :

  • Les demandeurs d’emploi indemnisés ;
  • Les demandeurs d’emploi non indemnisés inscrits comme demandeurs d’emploi six mois au cours des dix-huit derniers mois ;
  • Les bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique ou du revenu de solidarité active ;
  • Les personnes âgées de 18 ans à moins de 26 ans ;
  • Les personnes de moins de 30 ans handicapées ou qui ne remplissent pas la condition de durée d’activité antérieure pour ouvrir des droits à l’allocation d’assurance
  • Les personnes salariées ou les personnes licenciées d’une entreprise soumise à l’une des procédures de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaires qui reprennent tout ou partie d’une entreprise ;
  • Les personnes ayant conclu un contrat d’appui au projet d’entreprise
  • Les personnes physiques créant ou reprenant une entreprise implantée au sein d’un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
  • Les bénéficiaires du complément de libre choix d’activité (ou plutôt de la PrePare car l’aide de la CAF a changé de nom).

 

Bon, maintenant que nous avons rappelé les critères, il serait peut-être intéressant de savoir en quoi consiste cette aide ?

Il s’agit d’une réduction des cotisations sociales de 50 % pendant un an. La durée réelle de bénéfice de l’aide peut être inférieure à un an, car il s’agit plutôt des 4 premiers trimestres civils d’activité.

 

En pratique, cela donne un taux de cotisations sociales de :

  • 6,4 % au lieu de 12,8 % pour les activités de ventes,
  • 11 % au lieu de 22 % pour les prestations de services (commerciales, artisanales ou libérales).

Ces pourcentages s’appliquent sur le chiffre d’affaires hors taxes.

Donc, si tu y a droit, il faut bien penser à déposer ta demande d’ACRE dans les 45 jours de la création de ton entreprise – après, c’est trop tard !

 

 

Le meilleur moment pour créer sa micro-entreprise

 

On dit souvent que le meilleur moment pour se lancer, c’est maintenant. Et d’une façon générale, je suis assez d’accord ! Il n’y aura jamais de moment parfait, parce que le cours de la vie donne toujours une raison de repousser un projet ou une résolution.

Je vais faire du sport / mieux manger / lire plus souvent / arrêter de fumer / mettre des sous de côté quand…… Eh oui, nous avons tous cette même tendance à se fixer un point de départ bien précis au lieu de simplement se mettre en action.

 

Et c’est pareil pour la création d’entreprise : il ne sert généralement à rien d’attendre un moment plus favorable.

Par contre, d’un point de vue purement administratif, vu les conséquences financières que cela peut avoir, cela vaut le coup de se poser la question.

Parfois, créer son entreprise un mois plus tôt ou plus tard, cela peut faire une différence énorme au niveau des aides, qui va se chiffrer en milliers voire dizaines de milliers d’euros.

 

Voici quelques pistes qui peuvent t’aider.

  • Il est inutile de créer une entreprise qui n’a pas d’activité. L’administratif n’est qu’un support, mais ce qui fait la réalité de l’entreprise, c’est le fait de générer du chiffre d’affaires, donc d’avoir des clients, donc d’avoir quelque chose à vendre. Faire les choses en sens inverse, c’est accorder beaucoup trop d’importance au support au lieu de te concentrer sur les fondements de ton entreprise.

Bien sûr, tu peux décider d’anticiper un peu la création, mais il faut garder en tête que ce n’est pas ce qui compte le plus pour développer ton activité.

 

  • La démarche administrative peut être réalisée jusqu’à 1 mois avant le début d’activité et 15 jours après. Cela laisse donc une certaine marge.

 

  • L’ACRE est accordée par trimestres civils, donc en créant ton entreprise en janvier / avril / juillet / octobre, tu optimises l’aide à la création en bénéficiant d’un à deux mois supplémentaires de réduction de cotisations sociales.

 

  • On ne paie jamais de CFE pour sa première année civile d’activité, donc on a l’habitude de recommander une création en début d’année civile pour optimiser cette exonération. Aujourd’hui, ce n’est pas forcément le choix le plus judicieux, car en dessous de 5 000 € de chiffre d’affaires (pour une année civile complète, sinon il faut proratiser), on est exonéré de cotisation foncière des entreprises.

En plus, si certaines communes taxent beaucoup les petites entreprises (plus de 500 € par an), dans d’autres villes, la CFE s’élève à une petite centaine d’euros. Renoncer à bénéficier de l’ACRE pour gratter une année d’exonération de CFE n’est pas forcément un raisonnement pertinent !

 

  • La date de création d’entreprise va également avoir un impact très important si tu as le statut de demandeur d’emploi, selon que tu crées ton entreprise avant ou après avoir quitté ton travail. C’est un des facteurs les plus importants si tu te trouves dans cette situation, car il va agir sur le montant d’allocation chômage que tu vas percevoir chaque mois, et la possibilité ou non de percevoir l’allocation chômage sous forme de capital.

 

 

Le droit à la formation pour tous

 

Pour finir sur une note positive, malheureusement trop d’entrepreneurs ignorent qu’ils ont des droits à la formation, et en plus les prises en charge peuvent se révéler très intéressantes !

Pour faire un tour d’horizon rapide des possibilités de financement de formation, voici les deux solutions à connaître impérativement :

  • le CPF : le compte personnel de formation,
  • les fonds de financement spécifiques aux indépendants.

 

Le CPF était autrefois réservé aux salariés, mais les indépendants ont commencé à y acquérir des droits depuis le 1er janvier 2018. Dans la pratique, il a fallu attendre 2020 pour pouvoir voir ces droits s’afficher et pouvoir les utiliser.

Ce qu’il faut absolument savoir, c’est que le CPF s’est largement simplifié pour le secteur privé (hélas, pour les fonctionnaires c’est encore compliqué !) grâce à la plateforme Mon Compte Formation.

Il n’y a plus d’intermédiaire entre le stagiaire et l’organisme de formation, et tout se fait en ligne, ce qui rend la procédure beaucoup plus simple qu’avant !

 

Aujourd’hui, que tu sois salarié(e) du privé ou travailleur indépendant, tu as droit à 500 € par an crédités sur ton CPF, voire 800 € par an si tu n’as aucun diplôme de niveau équivalent ou supérieur au bac. Cette somme se cumule d’année en année, jusqu’à un plafond de 5 000 € (ou 8 000 € pour les moins diplômés).

L’avantage majeur du CPF, c’est qu’il évite toute avance de frais : dès lors que le montant de la formation est couvert par tes droits, avec un éventuel abondement de Pôle Emploi voire de ton employeur selon ta situation, tu t’occupes de t’inscrire et de suivre ta formation. Et c’est la Caisse des dépôts qui règlera directement l’organisme de formation à ta place.

 

La prise en charge spécifique aux indépendants fonctionne différemment. D’abord, il faut savoir qu’il s’agit d’une enveloppe annuelle (par année civile) qui ne se cumule pas d’une année à l’autre. Tous les droits inutilisés sont définitivement perdus au 31 décembre de chaque année.

Les montants de prise en charge sont variables, avec des plafonds pouvant dépasser les 2 000 €. Le montant va dépendre de ton activité principale (définie par ton code APE – et c’est à peu près la seule incidence de ce code), du type de formation, de sa durée…

Pour les micro-entrepreneurs, les organismes de financement à connaître sont :

  • le FAFCEA et les chambres de métiers pour les artisans,
  • l’AGEFICE pour les commerçants.

 

Pour les professions libérales non réglementées, il s’agissait initialement du FIFPL. Pour les micro-entreprises créées après le 1er janvier 2018, le financement des formations relève désormais de l’AGEFICE.

Pour les micro-entreprises plus anciennes qui ont une activité libérale non réglementée, le changement d’opérateur est progressif jusqu’en 2022. Par conséquent, le FIFPL continue pour l’instant de prendre en charge les formations de tous les micro-entrepreneurs dont l’attestation de versement de la contribution à la formation professionnelle mentionne le FIFPL comme fonds d’assurance formation (FAF).

Les autres micro-entrepreneurs qui exercent une profession libérale non réglementée doivent se tourner vers l’AGEFICE dès aujourd’hui.

 

Et bonne nouvelle pour finir, la formation Objectif Micro-entreprise est éligible aux divers financements, dont le CPF !

Avant de partir, tu peux télécharger l’ebook Kit de lancement – spécial micro-entreprise, ou la check-list pour créer ta micro-entreprise… ou découvrir la formation Objectif micro-entreprise. Plein de ressources pour t’aider à démarrer du bon pied !

 

3 réflexions sur “Créer sa micro-entreprise en 2021 : ce qu’il faut savoir”

  1. Bonsoir,

    Merci pour cet article ! Cela aide beaucoup à s’y retrouver dans le monde de la micro-entreprise.
    En ce qui concerne l’aide de l’Acre, les trimestres sont-ils comptés à partir de la date de création de l’entreprise ou à partir de la date de dépôt/attribution de l’aide ?
    Par exemple, est-ce possible de créer juridiquement une entreprise fin mars et de faire la demande pour l’acre au 1er Avril pour obtenir le trimestre complet ?

    Merci beaucoup pour votre temps,

    Marie

    1. J'aime la paperasse

      Hello Marie,
      L’ACRE démarre à la date de début d’activité de ton entreprise. Donc ce n’est pas possible de la décaler par rapport à la création d’entreprise.
      À bientôt 😊

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