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Les émotions « négatives » de l’entrepreneur

Quand on est entrepreneur, on passe parfois par des émotions compliquées, surtout quand on fait face à nos peurs. De ne pas réussir, ne pas avancer assez vite, ne pas trouver de clients, la peur face à la concurrence... On dédramatise ces émotions dans cet article et podcast de J'aime la paperasse #mindset #entrepreneuriat #autoentrepreneur

 

On parle volontiers du côté fun de l’entrepreneuriat : digital nomad, travailler de chez soi, liberté de travailler à son rythme, etc. Par contre, on ne parle pas trop du côté moins glamour. Je ne sais pas si on peut aller jusqu’à dire qu’il s’agit d’un tabou, mais les difficultés, surtout au niveau du mental et des émotions que l’on traverse… on en parle beaucoup moins !

Pourtant, ce sont des difficultés que rencontrent tous les entrepreneurs, et justement, dans ces moments, on a plutôt tendance à se sentir seul.

Je dois avouer qu’écrire ces mots (et surtout enregistrer cet épisode de podcast) n’a pas été facile, parce que cela me demande de me dévoiler mais je suis venue pour ça, et je tiens à faire ce partage jusqu’au bout en toute honnêteté.

 

Cet article de blog est un résumé de l’épisode de podcast intitulé Les émotions « négatives » de l’entrepreneur, disponible sur cette page et sur toutes les plateformes de podcast. Pour profiter de l’intégralité du contenu, il faut donc l’écouter !

 

 

1 | La peur de la concurrence

 

Quand on se rend compte qu’il y a d’autres personnes qui font la même chose que nous ou pire, réalisent exactement… ce qui est encore un projet pour nous (!), cela peut être déstabilisant.

Le gros piège face à cette concurrence, c’est d’entrer dans une comparaison malsaine : on se dévalorise, on trouve toujours que ce qu’on fait n’est pas assez bien (alors que c’est teeellement mieux ailleurs…), qu’on n’avance pas assez vite…

Et cela peut se ressentir de façon négative jusque dans notre communication.

 

Alors que quand on prend un peu plus confiance en soi (la source du problème, en général), on peut se concentrer sur nos différences et les affirmer.

Car en réalité, la concurrence est positive, pour développer un marché commun et nous pousser à donner le meilleur, créer l’émulation, et faire ressortir ce qui fait qu’un client viendra vers nous plutôt que vers un autre professionnel.

Même pour des services identiques, on a toujours des éléments différenciateurs, ne serait-ce que notre personnalité, nos valeurs ou notre expérience.

Et en regardant ce que l’on a construit, ses clients, son audience, cela permet de relativiser : il y a de la place pour toi aussi.

 

 

2 | La peur du manque

 

Particulièrement présente au moment où on se lance, la peur du manque peut causer beaucoup de frustrations.

Cette peur est néfaste : elle risque de nous pousser à accepter des missions qui ne nous correspondent pas du tout, ou compliquer les rapports avec nos clients ou avec nos prospects, car l’état d’esprit de manque se ressent.

C’est plus facile à dire qu’à faire, quand on est en situation de tensions financières, mais il est important de faire un travail sur soi pour se placer dans une posture d’abondance.

Cultiver cette abondance permet de l’attirer à soi. Que l’on croie à la loi d’attraction ou non, il faut avouer que cela va au moins changer notre attitude.

 

 

3 | Agir à l’encontre de sa nature

 

Il ne s’agit pas directement d’une peur, mais le fait d’agir de façon contraire à nos valeurs ou notre tempérament, en participant à des événements, des conversations ou des actions qui ne nous conviennent pas vraiment, cela crée des émotions négatives : sentiment de frustration, amertume, rien de bon !

Mon conseil sur ce point sera très simple : suis ton intuition. On regrette toujours de ne pas s’être écouté.

Et puis… Si tu te rends compte que tu t’es trompé(e) et que tu n’es pas là où tu devrais te trouver… Tu n’es pas obligé(e) d’y rester et de continuer à subir ton mauvais choix !

 

 

4 | La peur de ce qui est « figé »

 

Je ne sais pas si c’est une peur fréquente, mais elle est assez marquée chez moi. Autant dire qu’il n’y a aucun risque que je me fasse tatouer, beaucoup trop… définitif !

On peut évoluer tellement vite, qu’on peut avoir peur de trop s’exprimer alors que dans quelques mois, notre avis aura peut-être beaucoup changé.

Résultat : on est sur la retenue et on partage beaucoup moins, ou de façon modérée.

Ma réflexion sur ce point, c’est de s’accorder le droit d’évoluer. Tout ce qu’on se retient de partager, c’est autant de valeur dont on prive quelqu’un qui en avait besoin à ce moment précis.

Avec ce raisonnement, cela donne beaucoup plus de liberté pour s’exprimer.

 

 

5 | Le sentiment de « pas assez »

 

Celui-là, je suis sûre qu’il concerne beaucoup de personnes !

« Ce n’est pas assez bien », « je n’en fais pas assez », « je n’avance pas assez vite »… Il y a 1001 raisons de considérer que l’on n’est pas à la hauteur.

Cela peut même créer un certain sentiment d’infériorité (ben oui, c’est tellement mieux ailleurs, on l’a dit tout à l’heure !).

 

Ma solution sur ce point est assez radicale. Je considère qu’il y a un temps pour apprendre, pour s’inspirer, pour découvrir avec les divers contenus, les partages d’expériences, les réseaux sociaux, les lectures, etc…

Mais aussi un temps pour couper tout cela, et se concentrer sur sa propre production.

 

C’est une façon de se protéger, mais aussi de renouer avec sa créativité, en se recréant l’espace nécessaire. Si tout notre espace mental est constamment submergé de toutes sortes de contenus, cela ne nous permet pas de laisser notre créativité s’exprimer pour créer les choses à notre façon.

Créer notre produit, notre marque, pour proposer quelque chose de réellement différent.

Et double effet kiss cool, c’est aussi une façon de reprendre le contrôle de ton temps et de te libérer l’esprit, car au quotidien, on subit de plus en plus une surcharge d’informations !

 

 

6 | S’autoflageller sans fin pour ses erreurs

 

Bon… encore une fois, je parle un peu pour moi là…

On a trop tendance à se flageller encore et encore pour ses erreurs, alors qu’on est probablement la seule personne à s’en souvenir !

Ce n’est pas facile, de zapper les petites piqûres de rappel, qui sont là uniquement pour dire « Tu t’es planté(e) »…

Le gros travail, c’est de s’accorder le pardon et le droit à l’erreur, simplement comme on l’accorderait à quelqu’un d’autre. Car bien souvent, on est beaucoup plus dur envers soi-même qu’envers les autres !

 

J’essaie donc de me raisonner ainsi :

  • Tu as appris de ton erreur,
  • Tu as corrigé ce qui pouvait l’être,
  • Tu as pris des mesures pour que cela ne se reproduise pas.

Donc à un moment, arrête de te punir sans arrêt et passe à autre chose !

 

 

7 | La peur de trop donner (et se faire avoir)

 

Eh oui… J’ai mis beaucoup de barrières parfois pour me protéger par peur d’être le pigeon de service… Et le plus bête dans l’histoire, c’est que je me suis quand même fait avoir haha.

Sauf qu’avec le recul, je me suis que ce n’est pas grave en fait.

Parce qu’en se plaçant plutôt dans la générosité et l’ouverture aux autres, on y gagne tellement plus ! Il existe plein de façons de partager : un conseil, une oreille attentive, un peu de son temps…

 

Oui, il est nécessaire de poser des limites, mais à trop vouloir se protéger, on finit par passer à côté des choses.

Alors j’apprends à simplement agir en étant moi, et me poser moins de questions. Il sera ensuite toujours temps de gérer les conséquences, si toutefois elles se produisent un jour.

Ainsi, on agit dans la simplicité et dans la joie !

 

 

8 |La peur de se placer comme un « modèle »

 

Il s’agit d’une certaine peur de réussir. Entre le sentiment de responsabilité et la peur du regard des autres et de leur jugement, il peut être compliqué de se dire qu’on peut inspirer d’autres personnes.

Mais en raisonnant ainsi, on oublie que ce qui est facile et naturel pour soi, ne l’est pas pour tout le monde ! Donc oui, pour d’autres personnes, on représente une source d’inspiration dans ce domaine.

Et puis, se retenir, c’est aussi priver les autres de l’aide qu’on pourrait leur apporter.

 

Je précise que je n’adhère pas à l’idée de la mission de vie qu’il faudrait absolument accomplir comme un devoir. Pour moi, il est important de garder une certaine liberté et de n’exprimer ses talents que lorsqu’on se sent prêt à le faire, et qu’on le fait avec le coeur !

Ce qui est dommage, en revanche, c’est quand on se bride soi-même.

Alors une réflexion pour finir : et si on se permettait de simplement ouvrir nos ailes et laisser le vent nous porter ?

 

Eh oui, je suis poète à mes heures perdues… J’espère que cet article t’inspire et t’aide à relativiser. Traverser toutes sortes d’émotions, pas toujours très glorieuses, pas toujours positives, c’est parfaitement normal 🙂

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