fbpx

Le business plan ne sert à rien

Le business plan ne sert à rien : c'est l'idée que beaucoup d'entrepreneurs ont lorsqu'ils se lancent avec un petit projet qui ne demande pas de financement. Pourtant, l'exercice ne se résume pas à cela : il n'est pas uniquement destiné à présenter son projet d'entreprise au banquier, mais comporte une dimension beaucoup plus large qui peut permettre un meilleur développement de son entreprise. Céline de Du jus dans le citron nous explique en quoi consiste son approche du business plan et ce qui le rend bénéfique pour tous types d'entreprises - y compris en micro-entreprise. Un épisode du podcast Suis ton flow, disponible en transcription écrite sur le blog J'aime la paperasse

 

Cet article est une transcription de l’interview réalisée sur le podcast Suis ton flow. Pour plus de lisibilité, certains passages ont été adaptées au format écrit. Bonne lecture ou écoute !

Aujourd’hui, je suis accompagnée de Céline de Du jus dans le citron pour aborder ce sujet volontairement un peu provocateur, le business plan ne sert à rien. Vous l’aurez deviné, le but, c’est surtout de comprendre la portée du business plan pour savoir si vous en avez réellement besoin en fonction de votre projet. Et je pense tout particulièrement à ceux qui se lancent en micro-entreprise avec un projet qui ne demande pas de financement, où on ne voit pas forcément l’intérêt du business plan.

Qui est Céline ?

Du jus dans le citron, c’est la collaboration vitaminée entre Céline et Julie, qui aident les entrepreneurs à développer leur activité. Plus concrètement, Céline aide les entrepreneurs à structurer leurs projets en leur donnant des bases solides et Julie les aide à développer leur activité avec une communication efficace sur le web, en leur donnant les clés pour augmenter la visibilité de leur site web et se démarquer sur les réseaux sociaux.

 

Donc Céline, on peut dire que tu t’occupes des chiffres et de la structure de l’entreprise ?

Après avoir structuré le projet, il faut bien confronter toutes ces bases et toute cette stratégie/structure à des données chiffrées pour voir si on peut vivre de son activité et si ses offres sont au bon prix. Il y a forcément un aspect chiffré à un moment donné si on veut retirer un revenu de son activité ou de son business.

Le business plan, on sait que ça peut faire peur. Dès qu’on parle de business plan, on se dit « Ohlala c’est compliqué ! ».

 

Donc, en quelques mots, comment tu définirais le business plan ?

 

Un business plan, c’est tout simplement un document qui va relater la stratégie commerciale, marketing et financière de son entreprise.

Je te rejoins, le business plan a très mauvaise réputation. On dit souvent qu’il fait peur. On l’associe souvent activement au rendez vous avec le banquier pour une recherche de financement, alors que ce n’est pas son unique rôle.

Mais justement, on va essayer de dédramatiser parce que oui, c’est vrai, on pense au financement, donc soit le banquier, soit un organisme qui va aider à la création, pour présenter son projet.

 

Mais est ce que le business plan, c’est vraiment uniquement destiné aux banquiers? À qui ça s’adresse vraiment?

 

C’est vrai que dans le langage commun ou dans l’esprit de la plupart des gens, le business plan sert à présenter son projet à un futur partenaire, y compris un banquier, dans le but de le convaincre de lui démontrer effectivement, qu’on est la bonne personne, que notre projet ou notre offre répond à un besoin et que notre entreprise est viable.

On ne peut pas le nier, c’est quand même le rôle initial du business plan. Mais on peut également, et je crois que c’est très utile, faire un business plan pour soi, même si on n’a pas besoin de financement, parce que pour moi, le business plan, c’est comme un peu le squelette de son entreprise.

 

Et donc, une fois qu’on a bâti toutes ses fondations, qu’on sait où on veut aller, comment on peut y aller et si notre projet et tout ce qu’on a construit peut nous générer le revenu souhaité, forcément, on marche mieux avec un squelette bien construit. Donc, c’est dommage de s’en priver et de se lancer sans ces bases là parce qu’on peut perdre un peu de temps et peut être de l’argent, à partir sur des bases moins solides et avoir à refaire après ce qui n’a pas été fait initialement.

 

Mais est-ce que tu dirais que c’est un outil nécessaire, quel que soit le type d’entreprise? Parce que, je prends l’exemple classique, on se lance comme freelance, on se dit « Allez, je vais juste faire quelques prestations. Franchement, me prendre la tête à faire un business plan, c’est lourd. Et puis, ça ne sert à rien pour une micro-entreprise ».

 

Est ce que pour toi, quel que soit le type d’entreprise, quel que soit le type d’activité, le business plan présente vraiment son utilité ? Ça vaut le coup de prendre ce temps ?

 

Donc, effectivement, le business plan n’est pas forcément vital, la survie de son entreprise n’en dépend pas non plus. On a vu plein d’entreprises, d’entrepreneurs qui se sont lancés sans en faire un et qui vont très bien aujourd’hui.

 

Maintenant, c’est quand même dommage de se priver de tout ce travail de fond et de fondations pour avancer plus sereinement. Et puis surtout, avancer dans la bonne direction le plus tôt possible, pour éviter de perdre du temps et de l’argent, à tester plus longtemps son offre ou se demander pourquoi on fait les choses et peut-être ne pas s’adresser non plus aux bons clients si on n’a pas réfléchi à tout ça avant.

 

Ou peut-être également constater que le modèle économique qu’on a créé n’est pas viable et qu’en l’état, on ne peut pas se verser de revenus avec l’offre qu’on a construite. Je compare souvent cela à quelqu’un qui avancerait les yeux bandés. Je trouve ça quand même facile de savoir où on va et d’y parvenir quand on a les yeux bien grand ouverts et quand on voit un petit peu où on avance et comment on est équipé pour y aller.

 

Je te rejoins totalement et c’est vrai que de plus en plus, on parle beaucoup du client idéal et c’est déjà un travail qui va dans le sens de savoir ce que l’on va proposer exactement, à qui ça va s’adresser, quel type de clientèle. En fonction, on ne va pas faire les mêmes tarifs, communiquer de la même façon, etc.

Donc ça, c’est déjà un travail qui va dans ce sens. Mais on a tendance à faire l’autruche quand même sur la partie vraiment chiffrée. Et c’est là qu’on se rend compte parfois que ça ne passe pas en fait, concrètement.

 

Mais si on se lance sans faire ce travail, ce qui est très souvent le cas, est-ce que ça vaut quand même le coup de le faire ensuite, bien après la création ?

 

Honnêtement, il n’est jamais trop tard pour le faire. Et c’est toujours mieux de le faire, même après quelques mois, que de ne pas le faire.

Je constate quand même beaucoup dans les personnes que j’ai pu accompagner ou voir via mon précédent job en banque, qu’après quelques mois d’activité, les questions qui n’ont pas été posées au démarrage reviennent souvent.

La notion de pourquoi on fait les choses?

Qu’est ce qu’on veut transmettre à travers notre notre activité ou nos services?

 

Il peut y avoir une quête de sens et surtout des difficultés à prendre des décisions stratégiques si on ne s’est pas posé ces questions-là en amont.

Idem pour les offres, la cible, etc. C’est vrai que souvent, ce sont des questions qui arrivent un peu après, donc évidemment, dès qu’elles arrivent, il n’est jamais trop tard.

Bien sûr, l’idéal pour ne pas perdre de temps et d’argent, finalement, en prenant des décisions qui ne seront peut-être pas les bonnes, c’est de le faire au démarrage. Mais bien sûr, mieux vaut tard que jamais, comme dirait l’expression.

 

Et c’est intéressant parce que tu as parlé de la question de sens, de pourquoi on fait ce qu’on fait, pourquoi on se lance dans cette activité… C’est une dimension que l’on ne s’attend pas à trouver dans le travail du business plan parce qu’on a vraiment cette vision des tableaux, du gros dossier, de quelque chose de très formalisé.

 

Finalement, c’est une démarche beaucoup plus profonde ?

 

Je dissocie quand même le business plan qu’on fait pour le banquier et celui qu’on fait pour soi.

Effectivement, la question de sens, le banquier ne va pas la demander. Lui, ce qu’il va faire, c’est mesurer son risque. Est-ce que le porteur de projet va pouvoir lui rembourser son prêt ?

Après, moi je pense plutôt au business plan qui s’adresse aux personnes qui n’ont pas besoin de financement et qui veulent se construire leur activité, leur business pour se rémunérer. Et là, je crois que si on n’a pas fait ce travail là, c’est hyper important parce qu’on va en avoir besoin pour bien communiquer, pour bien construire son offre et savoir aussi à qui on s’adresse. Et automatiquement, les chiffres vont en découler.

Les chiffres vont permettre de calculer le chiffre d’affaires que l’on doit faire pour se rémunérer et donc de calculer son seuil de rentabilité après la rémunération que l’on souhaite, les charges à payer, l’URSSAF, etc.

 

Mais à un moment donné, pour que ce soit utile, ce chiffre d’affaires ou ce seuil de rentabilité, il va falloir le confronter à la réalité, c’est-à-dire à combien d’offres vendues cela correspond, suivant le nombre d’offres qu’on a prévu de faire, en fonction du prix qu’on a fixé…

Est-ce que ça semble cohérent par rapport à notre cible, notre client idéal ? Son budget ? Est-ce que ça semble cohérent par rapport au marché ? Et du coup, est-ce qu’on est bien positionné ?

 

Je distingue trois briques dans le business plan, donc pour les personnes qui se lancent sans financement, et il ne peut pas y avoir une brique sans l’autre en fait. Ce sont des pièces de puzzle complémentaires.

Et puis, il me semble quand même que la plupart des gens qui se lancent dans l’entrepreneuriat se lancent aussi bien pour avoir un job qui a du sens, et qu’on aime faire, contrairement à ce qui nous manquait peut-être dans le salariat ou dans le job qu’on exerçait précédemment.

 

Et les trois briques dont tu parles, c’est quoi alors ?

 

Tout d’abord, il y a les bases solides des fondations. Pourquoi on fait les choses, où on veut aller… Donc, ça passe effectivement pas par le why et la vision.

 

Deuxième brique : comment vous y allez ? On construit sa stratégie.

Voir sur quel marché on se positionne, quel est notre client idéal, notre cible, notre proposition de valeur également sur notre offre. Savoir comment on peut répondre complètement au besoin de votre client idéal, comment on peut se différencier en identifiant aussi les plus qu’on peut avoir ou nos talents (on en a tous !).

 

Et puis la troisième brique, celle qui plaît le moins et qui est souvent très, très peu abordée, c’est effectivement est-ce que tout ce que j’ai construit en amont, ces deux premières briques, est ce que ça va pouvoir me rémunérer?

Est-ce que mon entreprise est viable? Est-ce que mon modèle économique fonctionne?

 

Et comme je disais tout à l’heure, c’est en fait confronter tout ce que l’on a créé auparavant à la réalité du terrain. C’est-à-dire, est-ce que ça correspond à mon seuil de rentabilité, le chiffre d’affaires minimum que je dois faire en ayant payé toutes mes charges et en m’étant rémunéré ?

 

Est-ce que les offres que j’ai créées vont me permettre d’atteindre ce chiffre d’affaires ? Est-ce que, en étant tout à fait réaliste, je vais pouvoir en vendre peut-être 50 ou 100 ? Est-ce que ma communication va dans ce sens là. C’est le moment de vérification du puzzle.

 

Est-ce que tout ce que toutes les pièces s’imbriquent l’une dans l’autre et le final est complet. Et si ce n’est pas le cas, parce que ça peut arriver, eh bien c’est peut-être le moment où, justement, on peut le voir avant de se lancer.

 

Si le modèle économique ne fonctionne pas, est-ce qu’il ne faut pas créer une autre offre ? Est-ce qu’il ne faut pas également créer une offre pour un autre marché ou un autre client idéal ?

 

Est-ce qu’il ne faut pas augmenter le prix de son offre, en comparant bien sûr la valeur qu’on apporte par rapport à d’autres offres existantes ? Ou est-ce qu’il ne faut pas la simplifier pour y passer moins de temps et pouvoir en vendre plus, par exemple ?

 

Donc, il y a tout un travail de réflexion et de vérification à faire dans cette troisième brique et qui est indispensable pour confirmer les deux premières, si on veut vivre de son activité.

 

Et finalement, on se rend compte que tout est vraiment très lié. Et parce que une fois que tu as fait cette dernière étape, où tu te confrontes à la réalité des chiffres et tu te rends compte, par exemple, que pour que l’activité soit rentable, il faudrait que tu fasses 30 prestations par jour alors que chaque prestation te prend une heure, donc ce n’est pas faisable.

 

Finalement, ça peut obliger à revoir les bases de tout ce que tu avais posé au départ, de qui tu t’adresser, ton offre en elle même. Donc, c’est un peu un cycle, en fait.

 

Oui, pour moi, c’est vraiment un cycle. C’est un autre avantage que je vois de faire son business plan parce que finalement, l’entreprise, c’est pareil : l’entrepreneuriat n’est pas linéaire. On va peut-être parfois gagner un client, en perdre un autre. Il va y avoir un imprévu, soit dans sa vie pro soit dans sa vie perso, on va devoir changer certaines choses et du fait de poser son squelette et ce cycle, on va avoir la méthode, la structure et il suffira de s’y replonger régulièrement, quand on en a envie ou quand on sent qu’il y a un petit grain de sable.

 

Voilà, en fait, c’est toujours le même raisonnement et le même calcul qu’il faut faire, et franchement, pas de panique parce qu’au niveau du calcul, je le résume par un simple tableau pour une micro-entreprise. C’est juste un tableau avec toutes les charges fixes et variables, et la rémunération à laquelle on aspire, et voilà, ça nous donne tout simplement ce fameux chiffre d’affaires seuil de rentabilité.

 

Mais une fois qu’on l’a, ça suffit pas de dire « Il faut que je fasse ça ». Du coup, ça représente quoi concrètement ce chiffre d’affaires, combien d’offres par rapport au prix qu’on a fixé ? Combien de clients ? Combien de temps me prend chaque offre et du coup est-ce que dans la vraie vie pro, ça semble réalisable ou s’il faut apporter des corrections ?

 

Et non seulement sur le côté vraiment réalisable, mais aussi par rapport à ces choix de vie. Parce que l’on a vite fait de « se perdre ». Parce qu’il faut que l’activité soit rentable, donc on charbonne et à un moment, on peut s’en rendre compte au bout de 6 mois, un an, deux ans et se dire « Mais mince, en fait, il y a d’autres pans de ma vie qui sont en souffrance et au départ, ce n’était pas ça le plan. »

 

C’est quelque chose sur lequel tu réfléchis justement, dans la brique 1, sur les fondations et effectivement, dans mes accompagnements ça, c’est quelque chose qu’on pose dès le départ.

 

Si on commence un peu à se perdre, comme tu dis, dans le plus, parce que bon parfois le plus c’est bien, mais peut être que c’est un problème d’offre ou de prix. Par exemple, on aura beau charbonner et s’épuiser, ça ne suffira jamais ou à quel prix?

 

Donc voilà, je crois que c’est important de poser ces bases là au départ, ne serait ce que pour les relire. Aussi, quand on commence un peu à sentir qu’on perd pied, se dire non, attends, ce n’est pas ça du tout. Les bases de mon projet, ce n’était pas ça. Là, il faut que je me pose un peu, que je reprenne mes pièces du puzzle et que je les retravaille pour que tout ça s’imbrique mieux et soit bien huilé.

 

Oui, finalement, le fait de formaliser même si la forme n’est pas très importante, ça oblige à se poser réellement les questions, ne pas juste réfléchir vaguement dans sa tête. Et puis oui, c’est intéressant d’avoir ce support et de pouvoir y revenir en fait.

 

Oui, voilà. Après, comme tu dis, c’est pas un support de présentation, on s’en fiche qui soit joli, qu’il soit présentable, qu’il y ait des fautes d’orthographe. C’est vraiment quelque chose pour soi, à conserver, qu’il soit sur un cahier, sur un tableur, peu importe en fait. Il faut vraiment vraiment se l’approprier. L’objectif, c’est qu’il soit utile, et peut-être qu’on l’appelle business plan, mais finalement, c’est un nom qui fait peur, on peut bien lui donner le nom qu’on veut.

 

Ce business plan personnel, c’est le fruit de mon expérience et de toutes les observations que j’ai pu avoir en accompagnant. J’ai dû accompagner près de 200 porteurs de projet dans mon précédent job en banque et dans la formation et également financer une centaine d’entre eux. Donc j’ai vraiment pu voir à travers ces porteurs de projets et ces entreprises en lancement et en développement, les erreurs qu’il ne fallait pas commettre quand on se lance, quand on veut développer son entreprise et à l’inverse, du coup les essentiels sur lesquels il ne fallait pas passer.

 

Parce qu’à un moment donné, ça revient toujours un peu, surtout si on on propose des services. Mais même si on vend des produits, on a forcément quelque chose à transmettre et à raconter à son client idéal. Et c’est ce qui va faire, justement, qu’on va se démarquer également de tous les autres produits et services qui sont proposés par d’autres.

 

Justement, donc, on voit que finalement, la portée du business plan est vraiment large, que c’est un outil sur lequel on peut s’appuyer dès la création et après dans le développement de l’entreprise, dans les différentes phases.

 

Quelles sont pour toi les principaux avantages du business plan, concrètement ? Si je décide d’en faire un, ce travail, qu’est ce que ça va m’apporter ?

 

Pour moi, concrètement, le business plan, permet déjà de te structurer, de savoir où tu veux aller.

 

Ça te donne une vision, un cap sur ton business. Également te motiver parce que du coup, si tu sais où tu va et pourquoi tu fais, tout ce que tu fais a du sens ou automatiquement, ça va te permettre de trouver la motivation et les ressources. Même justement, quand tu as des petits moments de démotivation, un imprévu, tu vas baisser les bras le temps d’une journée, puis tu vas te remotiver parce que tu sais justement pourquoi tu le fais, où tu veux aller.

 

Et puis, ça va tout simplement te convaincre que ton projet peut et doit exister parce que tu l’as démontré dans tes offres, les contacts que tu as, tu as pu avoir avec ton client idéal ou tu vois que tu réponds vraiment à son besoin.

 

Et puis, il y a les chiffres qui te le confirment. Donc je dirais que c’est entreprendre sereinement et avec le smile avec une motivation au quotidien.

 

Et d’ailleurs, quand tu parles de l’offre du client idéal, je pense aux personnes qui vont avoir du mal à savoir finalement ce qu’elles proposent exactement parce qu’on touche à pas mal de choses; il y a plein de choses qu’on a envie de proposer et ce n’est pas forcément évident de structurer son offre.

Du coup, ça peut être intéressant quand on est dans cette phase pour structurer son offre en elle-même?

 

Oui, et en plus, dans mon approche justement, l’objectif n’est pas du tout de faire le business plan à la place de l’entrepreneur, donc c’est pour ça que je l’accompagne via du coaching. Mais surtout, je propose une boite à outils avec plein d’outils de méthodologie, justement pour l’aider à réfléchir à son client idéal, à aller rencontrer, etc. et construire ses offres autour de ça.

 

Identifier vraiment sa proposition de valeur, vraiment en quoi ça répond complètement aux aspirations de ce client, mais également ses attentes, ses peurs, ses frustrations, à quelque chose de très complet. Evidemment, ces outils n’ont pas spécialement vocation après à figurer dans un business plan.

 

Mais ce sont des outils d’aide à la réflexion et à la créativité pour pouvoir, justement parce qu’ils ne suffit pas de se poser sur une chaise, de dire « Bon bah voilà aujourd’hui, je réfléchis à mon client idéal ». Quel est-il ? Et quelle va être mon approche ? C’est effectivement un peu plus compliqué. Ça demande un peu plus d’aller chercher les choses.

 

C’est vrai que oui, c’est intéressant d’avoir un accompagnement. Certaines personnes peuvent se dire « OK mais bon, il y a plein de choses qui me rebutent, je n’ai pas le temps et franchement, la partie chiffres, ce n’est pas la peine ».

 

Est ce que c’est quelque chose qu’on peut envisager carrément de déléguer?

 

Oui, on peut déléguer le calcul d’un seuil de rentabilité. Ça, ce n’est pas compliqué, on va dire que n’importe quel comptable ou n’importe quelle personne qui n’est pas phobique des chiffres peut le faire. Maintenant, si c’est juste connaitre son seuil de rentabilité et le chiffre d’affaires minimum pour ne rien faire…

 

Parce que souvent, le rapport à l’argent, c’est un peu plus profond que ça, c’est-à-dire avoir le chiffre, OK, mais si on n’en fait rien, si on se confronte pas à la réalité de ses offres et du marché, j’ai envie de dire ça ne sert pas à grand chose.

 

Je crois que c’est tout une démarche qu’il faut accepter. Et c’est vrai que ça peut être compliqué pour certains, mais finalement, on va presque rentrer dans la psychologie. C’est plus un problème avec le rapport à l’argent et un refus de l’entrepreneur de vouloir ne serait-ce que le voir ou en parler.

 

Et c’est vrai, on peut mettre le doigt sur des blocages, comme le fait de recevoir l’argent, tout simplement. On a l’impression que ce qu’on propose ne vaut pas cette somme ou que c’est un montant exorbitant, alors que c’est le minimum juste pour vivre en pratique. Et mine de rien, ça peut permettre déjà d’identifier qu’il y a quelque chose qui coince.

 

C’est déjà un bon début. La stratégie est relativement faite par tous les entrepreneurs à un moment donné, mais accepter déjà de se confronter aux chiffres, c’est déjà effectivement accepter de voir certaines choses, certains blocages éventuels et en avoir conscience, ben c’est déjà bien.

 

Après moi, je l’ai dédramatisé et le fait de le faire, de l’expérimenter, c’est très important parce que finalement, ils vont pouvoir constater que non, effectivement, ce n’est pas grand chose. Le tableau Excel est à la portée, je crois, d’un élève de collège, donc c’est vraiment accessible à tout le monde. Et ils vont voir à quel point ça leur est utile.

 

Alors il y a peut être aussi d’autres blocages. Peut-être que certaines personnes aussi préfèrent ne pas voir parce que ça demande une remise en question, effectivement. C’est vrai qu’il faut être prêt, du coup à aussi entendre que le modèle économique n’est peut être pas viable en l’état et qu’il faut revoir ses offres ou son positionnement. Mais en tout cas, il me semble que faire l’autruche n’a jamais, n’a jamais été très payant à terme.

 

C’est sûr que dans ces moments, le fait d’être accompagné, c’est vrai que ça permet d’avoir ce cadre, d’avoir quelqu’un qui est là pour soutenir et puis pour proposer des outils aussi. Parce que quand on se lance seul dans ces démarches, on crée son entreprise, il y a tellement de choses, tellement de nouveautés, parce qu’on arrive avec son bagage mais voilà, on a une compétence métier qui n’est pas forcément sur le plan de la communication ET du marketing ET de la partie stratégie financière, etc.

 

Et finalement, les personnes dont c’est le métier sont là pour ça, pour faciliter cette transition.

 

Oui, parce que c’est vrai qu’on a accès à l’information un peu partout, même aux outils. Maintenant, on revient à l’image du puzzle. Dans quel sens je prends les choses ? À quoi ça me sert ? Comment je l’utilise ? Qu’est-ce que je fais si j’ai une peur ou un blocage ?

 

Je crois que quand on se lance dans l’entrepreneuriat, on est jamais autant aussi confronté à ses peurs et ses blocages que dans notre vie auparavant. Donc, ça peut être très perturbant, et effectivement, d’avoir quelqu’un pour rassurer, dédramatiser et effectivement orienter et guider, ce cadre, comme tu dis, c’est vraiment un plus. C’est vraiment important pour avancer sereinement et dans la bonne direction.

 

Alors avec tout ce qu’on a vu aujourd’hui, Je pense qu’on est d’accord que l’intérêt, c’est vraiment de dédramatiser et puis de sensibiliser au fait que, d’une certaine manière, ça concerne tous les entrepreneurs. Et j’aime beaucoup ton approche qui comporte l’humain, que ce n’est pas juste un exercice sur papier, mais que l’humain est vraiment au cœur de l’entreprise. Et ça, pour moi, c’est vraiment une valeur très importante et je pense qui est présente chez beaucoup d’entrepreneurs.

Quand on se lance, on a souvent cette idée de liberté, oui, mais aussi de sens, d’humain, donc c’est vraiment très intéressant.

 

Et du coup, pour ceux qui voudraient aller plus loin, pourquoi pas avec toi avec ton accompagnement ? Est-ce que tu peux nous parler un peu des offres que tu proposes ? Si tu as quelque chose d’actualité par rapport à ce sujet?

 

On peut nous retrouver, Julie sur notre compte Instagram @dujusdanslecitron. On partage du contenu tous les jours et on publie un article de blog par semaine sur notre site internet dujusdanslecitron.fr.

Et effectivement, je prépare le lancement d’une offre pour les entrepreneurs qui se lancent ou se relancent sans besoin de financement, et qui veulent juste être épanouis dans leur job et pouvoir générer un revenu de cette activité.

Donc, cette offre s’appellera sûrement tout simplement entreprendre avec la méthode Du jus de citron. J’ai volontairement supprimé le nom de business plan à cette offre pour ne pas effrayer, justement, mais on va bien y retrouver le contenu dont j’ai parlé tout à l’heure : proposer des bases solides à son projet et arriver à son objectif de pouvoir vivre de son business et de son entreprise, son projet avec le sourire et la motivation au quotidien.

Laisser un commentaire

Retour haut de page