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Ce qui t’empêche de te lancer (et les solutions)

Qu'est-ce qui t'empêche de te lancer ton projet (de création d'entreprise par exemple) ? Comment dépasser la peur de te lancer ? Un épisode du podcast Suis ton flow / article du blog J'aime la paperasse #entrepreneuriat

 

Tu connais la différence entre un entrepreneur qui développe des projets professionnels et un rêveur ? Le passage à l’action. C’est une clé fondamentale pour réussir n’importe quel projet : une idée sans action ne se concrétisera jamais.

Mais entre la théorie et la pratique… Il y a des résistances à surmonter pour réussir à se lancer. Et pas des moindres ! Le même obstacle se présente au moment de créer son entreprise, comme à chaque fois qu’on se lance dans un nouveau projet, dans quelque chose de différent ou de plus grand. Bref, à chaque fois que tu tentes une petite escapade hors de ta zone de confort.

Il n’y a évidemment pas de méthode miracle à appliquer pour ne plus avoir peur mais on peut essayer de comprendre ce qui nous freine vraiment et d’apporter des solutions.

 

Tu préfères la version audio ? Le podcast Suis ton flow est disponible sur cette page et sur toutes les plateformes d’écoute.

 

Mais pourquoi on a peur ?!

 

Mon premier conseil sera donc celui-ci : tu peux commencer par identifier ce qui t’effraie. Et pour cela, il ne faut pas hésiter à creuser pour vraiment se mettre face à la réalité.

Cet exercice, tu le fais avec toi-même donc inutile de te cacher derrière des prétextes ou d’avoir honte de ce que tu ressens. Tu as le droit d’avoir peur, c’est parfaitement normal et même sain : cela veut dire que tu as conscience des enjeux et que tu as la volonté que les choses se déroulent le mieux possible.

 

Parfois… Une peur en cache une autre. De prime abord, tu te dis par exemple que tu crains de ne pas trouver d’idées, et en creusant tu te rends compte que ce qui te fait peur, c’est plutôt de t’investir dans un projet qui ne rencontre pas son public et de faire face à un échec ou ressentir une sorte de rejet.

Cette introspection est précieuse pour pouvoir réagir : on trouve toujours plus facilement des solutions une fois qu’on a réellement identifié les problèmes.

Et justement, on va détailler quelques peurs courantes quand on se lance dans l’entrepreneuriat et des pistes pour t’aider à les surmonter.

 

 

 

La peur d’échouer

 

La première est probablement la plus fréquente : la peur d’échouer.

Un projet d’entreprise demande un certain investissement de sa personne, de son temps, de son énergie voire de son argent. Alors forcément, une fois qu’on mise tout ça, on préfère que ce soit pour obtenir des résultats. Et mieux, avoir des résultats à la hauteur de nos espérances par rapport à tout cet investissement.

 

Qui se lancerait s’il était sûr de se planter ? Probablement pas grand monde.

Au contraire, qui oserait s’il avait la certitude absolue de réussir ?

 

Bon évidemment, il est impossible de garantir la réussite, même si tout semble favorable dès le départ. Par contre, tu peux dépasser la peur d’échouer plus facilement en analysant ta situation et surtout tes alternatives.

Concrètement, que risques-tu réellement ? Bien souvent, l’enjeu n’est pas si important que ça. Une idée ne fonctionne pas ? Alors tu pourras toujours en tester une nouvelle.

Un produit ne fonctionne pas ? Tu pourras toujours l’améliorer ou apprendre à mieux le vendre.

 

Et si vraiment on se place à l’extrême et que tu te rends compte que l’entrepreneuriat n’est pas fait pour toi, est-ce grave ? Tu seras allé(e) au bout de ton idée et de tes ambitions, tu auras vécu une formidable expérience qui t’aura fait grandir et développer de nouvelles compétences, tu auras développé un nouveau réseau…

 

Si tu te lances en parallèle d’une activité salariée, le risque financier est faible, et tu gardes la possibilité de tout arrêter et simplement rester sur ton emploi actuel. Et si tu as quitté ton emploi ou que tu n’en avais pas, il sera toujours temps de rechercher une nouvelle opportunité.

Quels sont tes atouts, quel est ton CV, ton parcours ? Ce sont autant d’éléments que tu peux valoriser et qui te permettront de rebondir, pour poursuivre ton projet d’entreprise ou partir dans une autre direction.

 

En fait, rien ne t’oblige à prendre des risques au-delà de ce qui te semble raisonnable. Tu n’es pas obligé(e) de tout plaquer du jour au lendemain pour lancer ton entreprise. C’est une possibilité, qui peut très bien te convenir, ou tu peux opter pour la prudence et la sécurité et démarrer en douceur, en assurant une stabilité financière.

Donc mon conseil face à la peur d’échouer, c’est d’évaluer les risques réels et d’imaginer les alternatives qui s’offriraient à toi si vraiment dans le pire des cas les choses ne se présentaient pas comme tu l’espérais. Et de réaliser que tu as plein de ressources pour t’en sortir.

 

 

La peur de se sentir dépassé

 

On pourrait croire que face à un projet qui fonctionne, tout va bien, mais… On peur avoir peur de se sentir dépassé(e) par les évènements.

Certes, c’est un cas positif : ton idée marche bien, tu as des clients, tu fais du chiffre d’affaires… Mais ta crainte, c’est de ne pas suivre le rythme du développement de ton entreprise. De ne pas réussir à gérer toutes les casquettes de l’entrepreneur, entre l’administratif, la gestion courante, la communication, les prestations, etc.

Alors là dessus, je peux te donner deux pistes de réflexion.

 

La première, c’est que tu n’es pas obligé(e) de tout gérer seul(e). Certes, au début, c’est généralement comme cela qu’on se lance, pour apprendre et pour tenir un budget serré. Mais quand tu atteins tes limites ou quand tu te retrouves face à des compétences que tu ne maîtrises pas, si tu as la possibilité de te faire aider, c’est sans doute le meilleur choix que tu puisses faire.

Le fait de déléguer certaines tâches ou de travailler en équipe, non seulement cela permet de te dégager du temps et de profiter de compétences que tu n’as pas, mais en plus cela te donne un nouveau souffle.

Il peut s’agir de travaux ponctuels ou d’un soutien régulier, selon tes besoins. Et bien sûr, ces collaborations peuvent évoluer dans le temps.

 

L’autre piste sera plutôt un conseil. Quand on démarre, forcément, on souhaite atteindre une certaine croissance. À chacun ses ambitions, je ne suis pas là pour juger de ce qui est bien ou pas si tu vises tel ou tel chiffre d’affaires, une petite entreprise qui t’assure simplement un revenu ou une entreprise de grande renommée avec une grande équipe et qui brasse beaucoup d’argent.

Mais même dans le cas de la petite entreprise, il faut garantir une certaine pérennité pour avancer au quotidien sans vivre constamment dans l’inquiétude de générer suffisamment de chiffre d’affaires pour vivre, ou que tout vacille à la moindre difficulté.

 

Seulement, il y a une précaution qui reste utile dans tous les cas, quelle que soit ton ambition : assurer des bases solides. N’importe quelle construction commence par là. Autant que possible, créer de solides fondations sur lesquelles tout le reste pourra reposer, et si besoin au fur et à mesure de l’évolution, renforcer ces fondations avant d’agrandir l’ensemble.

C’est pareil dans ton entreprise, alors plutôt que de viser une croissance rapide à tout prix, tu gagneras à t’assurer de pouvoir t’appuyer sur le socle de ton entreprise : ton business model, l’identité de ton entreprise, ta gestion courante, etc.

 

 

La peur de l’inconnu

 

Parfois, ce qui t’inquiète dans le fait de lancer ton entreprise, c’est tout simplement la peur de l’inconnu. Après tout, c’est un univers que tu ne côtoies pas forcément au quotidien, dont on ne te parlait pas à l’école, et qui entraîne du coup son lot de mystères.

Tu connais les très grandes lignes, mais tu ne sais pas à quoi t’attendre concrètement, comment faire pour que cela se passe au mieux, quelles sont les règles du jeu.

Alors, cela ne va peut-être pas te rassurer, mais je tiens à rester honnête : il n’y a pas de mode d’emploi universel. Si on connaissait la méthode infaillible du succès, tout le monde réussirait.

 

Par contre, il y a des clés, des stratégies, et énormément de compétences qui peuvent être développées par l’expérience du terrain et l’apprentissage plus ou moins théorique. Et ça, c’est une bonne nouvelle. Et en plus, tu n’es pas obligé(e) de te contenter de ta propre expérience pour apprendre : tu as tout intérêt à profiter également de l’expérience des autres.

 

Alors face à cette peur de l’inconnu, le conseil que je peux te donner sera très simple : fais en sorte de réduire le champ de l’inconnue. On dispose de beaucoup trop de moyens aujourd’hui pour rester bloqué(e) à cette étape.

Qu’est-ce qui te fait peur ? L’administratif, le marketing, trouver des clients, définir tes tarifs ?

 

Alors lis des articles de blog, écoute des podcast, regarde des vidéos YouTube, suis des formations, bref, consomme du contenu qui pourra dissiper un peu le brouillard. À cette étape, le but n’est pas de devenir spécialiste de chacune de ces thématiques et surtout pas de t’enfermer dans un apprentissage sans jamais passer à la pratique (gros piège !) mais simplement de te documenter pour que ce qui te semblait complètement opaque devienne finalement assez familier.

Tu peux te construire une sorte d’écosystème pour nourrir tes connaissances grâce aux contenus de quelques références, dont tu vas t’imprégner au fil du temps.

 

Si l’inconnu est pour toi d’ordre général, par exemple, que doit gérer un freelance, c’est quoi sa vie au quotidien, quelles sont les étapes pour se lancer, quels sont les paliers dans la vie d’indépendant…

Tu as accès à énormément de contenus là encore, et le petit plus, cela peut être de découvrir le cheminement d’autres personnes qui sont passées par là avant. Des entrepreneurs de renommée que l’on cite partout en exemple, mais aussi des personnes qui sont plus proches de ta réalité et à qui tu pourras t’identifier plus facilement.

Beaucoup d’entrepreneurs qui se sont lancés il y a quelques mois ou années documentent leur parcours, leurs questionnements, leurs réussites, leurs échecs et leurs apprentissages. Ce sont autant de ressources pour t’aider à te mettre dans la peau d’un indépendant et ne plus te sentir complètement perdu(e).

 

En fait, tu te rendras compte que tu n’évolues pas seul(e) et qu’on passe tous par le même type de difficultés. Par contre, au fur et à mesure, tu verras surtout que tu n’avances pas seul(e) et que le réseau que tu construis devient un de tes meilleurs alliés.

 

 

Faire le premier pas…

 

Finalement, le plus dur est en général de faire le premier pas. Celui sur lequel on porte toute la responsabilité, comme si à l’instant-même, ta vie allait se métamorphoser. Heureusement, en général les choses évoluent assez progressivement pour nous laisser le temps de nous préparer à faire face.

Tu n’es pas obligé(e) de prendre de grands risques pour te lancer : un petit budget, un démarrage tout en douceur, pourquoi pas en cumul d’un emploi stable, ça peut t’aider à faire ce premier pas, te familiariser avec l’entrepreneuriat. Tu verras si cela te convient, si ton idée fonctionne, tu apprendras les fondamentaux avant d’entrer véritablement dans une démarche de développement.

 

C’est normal d’avoir certaines résistances et d’avoir peur, et tu peux agir pour réduire ces peurs pour les affronter plus facilement.

En fin de compte, l’essentiel est de commencer quelque part.

 

 

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